Mobilité intra-urbaine post-COVID 19 : les nouveaux moyens de se déplacer en ville

Depuis le 11 mai, date du déconfinement, les Français se déplacent à nouveau librement. Toutefois, la crainte de la contamination règne et les habitudes de déplacement ont été bouleversées. Comment les habitants des villes vont-ils au travail aujourd’hui ? Quels nouveaux moyens de transport utilisent-ils ? Les habitudes ont-elles tant changées ? Coup d’œil sur la nouvelle mobilité intra urbaine.

Les transports en commun boudés : augmentation de l’utilisation des vélos et trottinettes électriques.

Suite à la demande du Président, Elisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire et Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État chargé des Transports ont été chargés de trouver des solutions pour développer de nouveaux moyens de mobilité. L’objectif principal ? Remplacer les transports en commun sans congestionner les villes et permettre à chacun de se déplacer en respectant la distanciation sociale.

Certains opérateurs, comme la SNCF, ont annoncé qu’en respectant scrupuleusement les mesures de distanciation dans leur train, ils ne pourraient transporter que 20 % des passagers habituels. Selon Mathieu Chassignet, ingénieur mobilité à la direction régionale Hauts-de-France de l’Agence de la transition écologique, il y aura une réduction par deux des capacités de transport.

Une commission destinée à favoriser les déplacements à vélo a donc été créée. En parallèle, une aide de 20 millions d’euros a été débloquée pour permettre aux futurs cyclistes de faire réparer leur vélo. De nombreuses villes ont par ailleurs aménagé leur réseau routier afin d’offrir la possibilité aux nouveaux cyclistes de se déplacer dans les meilleures conditions. Par ailleurs, les trottinettes électriques, gyroroues et skates représentent aussi une alternative aux transports en commun et à la voiture.

En effet, ces moyens de transports offrent la possibilité de respecter la distance de 1 mètre. En outre, ils sont plus respectueux de l’environnement et permettent de faire du sport !

La voiture, un espace protégé qui se partage

Avant le confinement, un sondage effectué sur 40 millions d’automobilistes affirmait que 50 % des sondés craignaient de prendre les transports en commun en cas d’épidémie. Ils seraient 62 % à privilégier la voiture pour se déplacer, mais ne seraient pas prêt à la partager avec un inconnu. Ce qui pour presque 48 % des sondés menacerait l’essor du covoiturage qui a pourtant explosé ces derniers mois avec les grèves des transports.

Selon le site du gouvernement dédié aux transports, 7 Français sur 10 se rendent au travail en voiture. En effet, 80 % du territoire français n’est pas couvert par une offre de transport en commun. Dans un contexte où les transports sont submergés par la demande et incapables d’y répondre à cause des mesures de distanciation sociale, le covoiturage s’impose comme une évidence. Quelques règles de bonne conduite devront toutefois être respectées. Ainsi, le site du ministère de la Transition écologique et solidaire précise que le port d’un masque couvrant le nez et la bouche pour le conducteur et les passagers à partir de 11 ans est obligatoire et qu’un seul passager est admis dans le véhicule. Ce dernier doit prendre place à l’arrière puisqu’aucun passager n’est autorisé à s’asseoir à côté du conducteur.

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