La ville en mutation : et si l’on recyclait les parkings souterrains ?

Dans une ville future où la voiture aurait disparue, plusieurs scénarios d’étudiants et de startuppers envisagent différentes manières de recycler les parkings souterrains.

Recycler les parkings souterrains

Dans une ville future sans voiture, à quoi donc serviront les parkings souterrains ?

Avec une pointe d’avance sur leur temps, une bonne pincée d’imagination et, parfois, le juste grain de folie nécessaire, des étudiants et startuppers sont quelques-uns à se pencher sur la question, à l’occasion de projets d’études ou de concours lancés, sur le sujet, par des collectivités.

De quoi donner des idées ingénieuses sur les moyens de recycler des espaces urbains inoccupés pour leur donner une seconde vie.

En 2017, le concours « Parisculteurs » lancé par la Mairie de Paris retenait une vingtaine de projets visant à transformer des friches urbaines en espaces agricoles. Parmi ceux-ci, la Caverne, présentée par la startup Cycloponics, n’est autre qu’un parking souterrain en déshérence, situé près de la Porte de la Chapelle, à Paris, transformé en « terre » de maraîchage de 3500 m2.

La culture verticale, en espace clos, promet d’être constante, toute l’année, grâce à une température et une hygrométrie stables, faciles à contrôler dans un espace clos. Les plantes produites, champignons ou endives, auraient un besoin en lumière limité, satisfait par des éclairages à faible consommation d’énergie.

Espace logistique… Ou boîte de nuit

Autre exemple, les étudiants de cycle Master Ville Durable de l’École de Design de Nantes-Atlantique ont planché, au printemps 2018, sur la question du recyclage des parkings souterrains de leur ville, en prévision d’une époque future où la voiture, sans forcément disparaître complètement, occuperait une place bien moindre qu’aujourd’hui.

Première idée, un parking aérien, immense monstre de béton bâti sur plusieurs étages, est transformé en un espace hybride multifonctions, abritant un espace de logistique urbaine dédié à la livraison des petits colis, d’autres étages réservés au stationnement et à la réparation de vélos et, enfin, un toit aménagé en un observatoire avec des jeux pour enfants, une scène et un bar.

Variante possible, le toit pourrait servir de piste d’atterrissage à des drones venus déposer des colis – ceux-ci seraient ensuite acheminés par tapis roulants aux étages inférieurs. Autre possibilité, le parking souterrain serait réaménagé en salles de sport, cinémas, salles de concert, boîtes de nuit… De quoi faire rêver les adeptes d’une vie « underground ».

Laurence Despins

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