À Séoul, des autoroutes urbaines transformées en voies piétonnes

Et si on recyclait les autoroutes urbaines ? À Séoul, c’est déjà fait.

À Séoul, des autoroutes urbaines transformées en voies piétonnes

L’encouragement des « mobilités douces » dans les grandes métropoles, qui passe par des mesures et des politiques favorisant l’usage du vélo, de la marche à pied et des transports en commun au détriment de l’automobile, est appelé à transformer en profondeur le visage de nos villes. Et si les autoroutes urbaines qui, telles que le périphérique parisien, polluent et enlaidissent nos paysages citadins, disparaissaient, un jour, définitivement ?

Loin d’être utopique, la mutation de ces artères disgracieuses et nuisibles pour la santé et l’environnement a déjà pris forme, par exemple, à Séoul. Et c’est une réussite.

Une rivière redécouverte

Dès le début des années 2000, Séoul a transformé la Cheonggyecheon Expressway, un viaduc routier de 6 km de long qui traversait de part en part le cœur historique de la capitale sud-coréenne.

Composé de quatre voies de circulation, il se superposait à un boulevard comportant lui-même 10 autres voies au niveau du sol. L’ensemble a été entièrement détruit, ce qui a fait réapparaître dans le paysage urbain la rivière Cheonggye, enfouie trente ans plus tôt sous le béton ! Les rives du cours d’eau ont été aménagées en une promenade piétonne.

En quelques années, l’ancien axe routier est devenu l’un des lieux publics les plus appréciés de la ville, passage incontournable des touristes, photographié à toute heure du jour et de la nuit pour figurer, entre autres, sur la plupart des cartes postales illustrant la ville. En 2017, une ancienne autoroute suspendue à 17 mètres de haut au-dessus du centre-ville a été, à son tour, transformée en promenade piétonne végétalisée.

La fin du « tout-voiture » est bel et bien en marche au Pays du matin calme.

À Paris, comme à New York, la transformation d’anciennes voies ferrées suspendues en promenades plantées (le Viaduc des Arts, dans le 12e arrondissement de la capitale française, et la High Line, dans l’ouest de Manhattan) a prouvé depuis longtemps l’intérêt de ces mobilités douces pour la qualité de vie des citadins.

Mais la question des autoroutes urbaines reste, pour le moment, encore épineuse chez nous, Occidentaux. Aurions-nous sur ce point un train de retard ?

Laurence Despins

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