Quand parle-t-on de vétusté pour un ascenseur ?

Dans le monde des ascenseurs, la vétusté d’un appareil ne doit pas être confondue avec l’usure de certaines pièces. Focus sur une notion importante à connaître.

Quand parle-t-on de vétusté pour un ascenseur ?

Pour bien dialoguer avec son ascensoriste, il importe de bien connaître la différence entre les notions d’usure et de vétusté, car des pièces « usées » peuvent être remplacées sans frais dans le cadre d’un contrat de maintenance tandis que ce ne sera pas le cas pour des pièces dites vétustes.

Des pièces de l’ascenseur – par exemple, les mâchoires de frein ou le dispositif mécanique de réouverture des portes de la cabine – sont dites « usées » par le temps dans le cadre d’une utilisation normale de l’ascenseur. Elles peuvent alors, si le contrat de maintenance de l’appareil le prévoit, être remplacées sans frais.

Attention, elles ne le sont pas si leur dégradation est due à un acte de vandalisme, à une mauvaise utilisation, à un sinistre, ou à un devoir de mise en conformité par le propriétaire.

Des âges limites

La norme AFNOR FD P 82-022 définit la « vétusté » comme l’état de ce qui est dégradé par le seul effet de l’âge, indépendamment de l’usage qui en est fait.

Ce qui exclut, par principe, de cette prise en charge possible les composants électroniques (tels que les cartes électroniques) de plus de 10 ans, les pièces électromécaniques (telles que les moteurs de portes) de plus de 20 ans et les pièces mécaniques (telles que le treuil) de plus de 30 ans. Cela signifie que si des pièces aussi anciennes doivent être changées, elles ne peuvent pas être remplacées sans frais, car elles sont considérées comme vétustes et non pas simplement « usées ».

Tout contrat de maintenance peut néanmoins être négocié et étendre les prises en charge. Attention cependant : une pièce ne pourra pas être remplacée sans surcoût par un nouveau composant plus évolué technologiquement, car les remplacements s’effectuent à fonctionnalité équivalente.

D’autre part, des réparations à répétition, prises en charge dans le cadre du contrat de maintenance, ne suffisent jamais à remettre complètement à neuf une pièce manifestement vétuste qui doit, en définitive, être remplacée, ce qui induit alors un achat en-dehors du contrat, sur devis de l’ascensoriste.

Laurence Despins

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